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Environnement

Dites non à l’obsolescence programmée

L’obsolescence programmée. Voilà un sujet qui fâche et qui divise : l’obsolescence programmée. Nié par les fabricants, utilisé à tort et à travers par les consommateurs, ce concept économique est particulièrement difficile à prouver. Certes, le doute est permis, notamment lorsqu’un smartphone rend l’âme moins d’un an après l’achat, ou lorsque l’imprimante – aussi coûteuse fût-elle – décide de délivrer sa dernière goutte d’encre. Cependant la constitution d’un dossier entraînant l’ouverture d’une enquête est très complexe.

Qu’est-ce que c’est?

«Toute notre économie est basée sur l’obsolescence programmée (…). Nous fabriquons de bons produits, nous poussons les gens à les acheter, et puis l’année suivante nous introduisons délibérément quelque chose qui va rendre ces produits démodés, dépassés, obsolètes. Nous faisons cela pour une raison évidente: gagner de l’argent», disait Brooks Stevens, designer industriel américain disparu en 1995. L’explication pourrait s’arrêter là, tant la définition semble claire: réduire l’espérance de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement (et le bénéfice de l’entreprise).

Types d’obsolescences

Nos produits high-tech sont particulièrement sensibles à trois types d’obsolescences programmées. Des obsolescences parfois liées entre elles :

L’obsolescence esthétique : le produit est jugé passé de mode et remplacé par un modèle au design plus moderne ; le terrain de jeu de la publicité, du marketing et de la société de consommation.
Il faut veiller donc à ne pas donner à tous les fabricants des intentions délibérées, ou exagérer une situation complexe. Certains produits sont fragiles ou remplacés pour diverses raisons, notamment la fabrication à bas coût ;

L’obsolescence logicielle : celle-ci se remarque plus régulièrement, aussi bien sur PC, mobiles et objets électroniques.
L’objectif ? Rendre inutile un produit par le fait qu’il n’est plus compatible avec des versions ultérieures. Le consommateur est obligé de racheter un appareil plus performant s’il veut pouvoir utiliser le logiciel de manière optimum ;

L’obsolescence technique ou matérielle : lorsque le produit, fabriqué avec des pièces conçues pour ne résister qu’un temps défini, s’arrête de fonctionner. Elle reste difficile à constater.
Seule la dernière est véritablement reconnue par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (article L.213-4-1 du Code de la consommation) et encore, cette dernière est suffisamment vaste pour rester ouverte à l’interprétation du juge.

Il existe de nombreux exemples emblématiques d’obsolescence programmée, et la plupart des équipements et objets du quotidien sont concernés.

iPhone, iPad & iPod d’Apple
La marque à la pomme s’est distinguée par une innovation de rupture et un renouvellement très important de ses produits depuis quelques années, pas moins de trois versions d’iPad en 2 ans et six versions de l’iPhone en 5 ans. Avec des batteries indémontables, l’impossibilité de mettre à jour le système d’exploitation entre les modèles et des accessoires qui changent à chaque génération, Apple s’est souvent distingué par l’obsolescence très rapide de ses produits, à l’image de l’iPhone 5 sorti en septembre 2012…

Imprimantes Epson et matériels d’impression
Les imprimantes sont emblématiques de l’obsolescence programmée. Certains de ces matériels auraient été équipés d’une puce qui bloque l’impression au-delà d’un certain nombre de feuilles imprimées. Les cartouches d’encre peuvent également indiquer un niveau d’encre incorrect pour amener l’utilisateur à jeter des cartouches contenant encore de l’encre malgré le fait que ces pratiques soient interdites en Europe.

Cartel de Phoebus et les lampes à incandescence
Phœbus était un cartel regroupant des fabricants tels que Philips, Osram et General Electric qui a tenté de contrôler la fabrication des lampes à incandescence entre 1924 et 1939. Afin d’augmenter leurs ventes, ces constructeurs voulaient limiter la durée de vie des ampoules à 1 000 heures alors que les premiers prototypes développés par les ingénieurs pouvaient durer des décennies, à l’instar de cette ampoule qui éclaire depuis 1901 une caserne de pompiers de Livermore aux Etats-Unis…

General Motors et l’obsolescence par la mode
Avec la Chevrolet, General Motors a réussi à détrôner dans les années 1920 la Ford T robuste et facile à réparer. Le constructeur américain avait fondé sa stratégie sur un renouvellement rapide de ses gammes aux couleurs, formes et accessoires différents. Grâce au pouvoir grandissant de la publicité, les consommateurs étaient incités à changer de voitures plus souvent en suivant les modes. General Motors a ainsi été l’initiateur de l’obsolescence par le design et l’esthétisme appliquée aux biens de consommation.

Bas nylon DuPont de Nemours
Dans les années 1940, le chimiste américaine DuPont met sur le marché les premiers bas nylons. Produit qui rencontra un vif succès, mais dont la résistance limita la croissance des ventes. L’entreprise décide donc de modifier la formule de son produit pour en réduire volontairement la résistance et ainsi en augmenter le taux de renouvellement.

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